

Lors d’un conflit ou suite à une catastrophe naturelle, répondre aux besoins de base que sont boire, se nourrir et s’abriter exige une préparation et un savoir-faire adéquats que notre association a su développer.
Cette expertise s'est construite au fil de nos interventions (conflits au Rwanda, R.D.Congo, Balkans, Afghanistan, Côte d’Ivoire, Mali, Soudan du Sud, Somalie, tsunami Asie du Sud-est, tremblement de terre au Pakistan, à Haïti, ouragans et inondations en Birmanie, au Bangladesh, sécheresse dans la corne de l’Afrique etc.).
Pour mieux comprendre comment nous agissons pour aider celles et ceux qui sont touchées par une crise humanitaire, c'est de participer à nos conférences annuelles .
Nos équipes peuvent se déployer en urgence auprès des populations affectées par une crise pour diagnostiquer avec elles les risques immédiats et leurs besoins les plus urgents. Nous avons développé des outils d’analyse multisectorielle que nous adaptons à chaque contexte. Ces outils nous permettent de dresser rapidement, en quelques jours, un bilan des risques encourus par les communautés en lien avec nos secteurs d’intervention : eau & alimentation, hygiène, assainissement, abris. Suivant les contextes, nous intégrons d’autres critères d’analyse, tels les déplacements.
Depuis plusieurs années, nous avons développé une capacité de diffusion des informations collectées lors de diagnostics au bénéfice de la communauté humanitaire. Ainsi, dans le cadre des projets de mécanismes de réponse rapide financés par ECHO et UNICEF (Emergency Response Mechanism, en Afghanistan, Réponse Rapide aux Mouvements de Population en RDCongo) nos équipes diffusent les principaux résultats de leurs diagnostics à l’ensemble des acteurs humanitaires afin d’améliorer la qualité des réponses (meilleure couverture des besoins, réponses plus efficientes et efficaces). Ces projets nous ont permis de répliquer cette capacité lors de nos dernières missions en urgence : Bangladesh en 2011 et 2012 (Joined Need Assessment team leader), Côte d’Ivoire et Liberia en 2011, Mali en 2012. de population, les problématiques de protection et de violence faites aux femmes et aux enfants, l’accès à l’éducation.

Quelques jours après une catastrophe naturelle ou suite aux déplacements massifs dus à un conflit, les populations affectées souffrent souvent très vite d’un manque d’eau potable, pour boire et préparer les repas (souvent à base de céréales), mais aussi pour assurer une hygiène minimale. De même, l’accès à la nourriture dépend fortement des capacités de résilience (moyens économiques, types d’habitat, existence de réserves etc.) et peut engendrer une crise nutritionnelle pour les personnes les plus fragiles lorsqu’aucune réponse n’est apportée. En outre, les crises humanitaires sont synonymes de perte de dignité pour les personnes affectées, lorsque celles-ci sont forcées de vivre hors de chez elles dans des abris précaires, de faire leurs besoins et leur toilette à ciel ouvert, souvent dans des conditions de promiscuité qui les privent de toute intimité et sécurité.Pour pallier ces situations de risques sanitaires et alimentaires, et permettre aux populations victimes de crise de recouvrer leur dignité, nous déployons au plus vite sur le terrain. Nous intervenons ainsi via des actions de traitement et distribution d’eau en qualité et quantité suffisante, de mise en place de systèmes d’assainissement, de mise à disposition de produits d’hygiène et de biens de première nécessité, de distribution conditionnelle ou inconditionnelle de nourriture ou d’argent, et d’appui à la mise en place d’abris temporaires. Ces actions menées dans l’urgence prennent en compte les besoins différents que peuvent avoir les groupes constitutifs d’une communauté (hommes, femmes, garçons, filles, personnes âgées, personnes handicapées, etc.) afin d’adapter au mieux les réponses des équipes et des moyens logistiques.
Etape 3 : Stratégies de sortie
Si elle n'est pas bien pensée, une réponse humanitaire peut avoir des impacts négatifs sur l'économie, les équilibres sociaux ou encore l'environnement. Pour cela, il est important que des stratégies de sortie soient identifiées dès le début des activités d’urgence. Au-delà de l’objectif premier de sauver des vies, notre idée est de renforcer les capacités de résilience des communautés. Pour cela, limiter le degré de dépendance à l’aide humanitaire aussi bien dans la forme que dans le temps est fondamental. De même, une action humanitaire qui s’arrête brutalement, sans avoir préparé la population, peut avoir des conséquences négatives importantes sur celle-ci.
Au fur et à mesure de nos interventions, nous mettons en place les conditions d’un désengagement progressif, avec, dans la mesure du possible, une reprise communautaire des activités d’urgence ou le remplacement de celles-ci par la mise ou remise en fonction de services durables.
Par exemple, en RDC pendant qu’une de nos équipes traitait et distribuait de l’eau à une population déplacée installée à proximité d’un petit centre urbain, une autre travaillait sur la remise en état d’un petit réseau gravitaire d’eau potable qui allait permettre de basculer d’un système d’urgence coûteux et restreint aux seules personnes déplacées, à une distribution gravitaire peu coûteuse et bénéficiant aussi à la communauté du village hôte.

Pendant et après l’urgence, notre action vise à aider les communautés affectées pour restaurer ou améliorer l’accès à l’eau potable, à l’assainissement, à l’hygiène.
Nous allons au-delà des besoins de base et appuyons les populations dans un processus de renforcement de leurs capacités de résilience. Nous contribuons ainsi à renforcer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement (objectif de l'OMD n°7).
- ETAPE 1 : Réduire les risques sanitaires
- ETAPE 2 : Augmenter les capacités de résilience
- ETAPE 3 : Améliorer les conditions de vie des plus fragiles

Deux milliards d’êtres humains sont privés d’accès à l’eau potable. 2,4 milliards ne disposent pas de latine, soit 40% de la population mondiale. Résultat, plusieurs millions de personnes meurent chaque année de maladies liées à l’eau, ce qui fait de l’eau insalubre la première cause de mortalité au monde.
Depuis plus de 35 ans, l’association UCET est engagée sur le terrain auprès des populations les plus vulnérables aux maladies hydriques. Notre action vise à améliorer l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, à promouvoir les bonnes pratiques d’hygiène et à accompagner les communautés dans la prise en charge des infrastructures et dans la pérennisation des actions de sensibilisation.
Retrouvez ci-dessous les grands chiffres de l'eau
MORTALITÉ
2,6 millions de personnes meurent chaque année des suites de maladies liées à l’eau et à un environnement insalubre
842 000 personnes meurent chaque année de simples diarrhées
1 000 enfants de moins de 5 ans décèdent chaque jour des suites de maladies diarrhéiques
HYGIÈNE
Près de 50 % de la population mondiale boit chaque jour de l'eau dangereuse ou de qualité douteuse, soit 3,5 milliards de personnes
1,8 milliard de personnes utilisent des points d’eau contaminés par des matières fécales
76 % des femmes et des enfants dans les pays en développement passent 140 millions d’heures chaque jour à chercher de l'eau
Entre 1990 et 2015, les populations sans accès à l'assainissement vivent principalement en Afrique Subsaharienne et en Asie
Plus d’un milliard de personnes ont eu accès à des sources d’eau améliorée depuis 2000
Près d’un milliard de personnes ont gagné un accès à des toilettes décentes entre 2000 et 2012
ASSAINISSEMENT
2,4 milliards de personnes manquent toujours d’un assainissement adéquat, soit 1 humain sur 3
946 millions de personnes défèquent à l’air libre, un chiffre qui a augmenté depuis 1990 en Afrique Subsaharienne
40 % des écoles et établissements de santé dans les pays en développement ne disposent pas d'installations de base pour l'eau, l'assainissement et l'hygiène
272 millions de journées d’école sont manquées chaque année du fait du manque de toilettes
La population sans accès à l'assainissement vit principalement en Asie, en Afrique Subsaharienne, en Amérique Latine et dans les Caraïbes
MALADIES
3,2 milliards de personnes sont affectées par les maladies hydriques ou liées à l'eau
1,7 milliard de personnes sont affectées par des diarrhées chaque année
88 % des cas de diarrhées sont attribuables à une eau non potable à un assainissement inadéquat ou à une hygiène insuffisante
10 % des sources d’eau améliorées sont à haut risque pour la santé
50 % des risques de diarrhées peuvent être évités grâce au lavage de mains à l'eau et au savon
CATASTROPHES NATURELLES
90 % de l’ensemble des risques naturelles sont liés à l’eau, leur fréquence et leur intensité s’accroissent
4,2 milliards de personnes ont été affectées par les inondations, les sécheresses et les tempêtes depuis 1992
Rien qu’en 2010, environ 297 000 personnes ont perdu la vie dans 373 catastrophes naturelles
1 300 milliards de dollars de dommages ont été causés par ces catastrophes naturelles liées à l’eau depuis 1992
STRESS HYDRIQUE
En 2025, 63 % de la population mondiale sera soumise au stress hydrique
Seule 2,5 % de l'eau sur terre est douce
En dessous de 500 m3 de réserve d’eau par an et par habitant, le développement économique et social est compromis
15 litres d’eau par jour et par personne, c’est la moyenne de consommation d’eau en Afrique Sub-Saharienne
Dans les pays développés, la consommation moyenne atteint les 250 litres (Etats-Unis, Australie, Japon)
CHIFFRES CLEFS DE LA CONSOMMATION EN EAU
Les toilettes consomment de 4 à 10 litres
Les douches et le lave-linge, de 60 à 120 litres chacun
1 000 litres sont nécessaires pour fabriquer 1 KG de pain
15 000 pour produire 1 KG de boeuf
350 000 litres pour fabriquer 1 tonne de sucre
Sources OMS, Juillet 2015 / Rapport 2015 du JMP (OMS/UNICEF)
Laserre et Descroix, 2002 / CNRS
Rapport de l'Académie des Sciences, 2006.
Suite à une catast
rophe naturelle ou à un déplacement de population, le manque d’eau potable, les conditions sanitaires précaires et la promiscuité génèrent des risques importants pour la santé et pour la survie des populations. Afin de réduire ces risques au maximum et de répondre à d’éventuelles flambées épidémiques, l' UCET met en place des programmes d’approvisionnement en eau potable, d’assainissement de l’environnement (gestion des excrétas et des déchets) et sensibilise les populations sur l’importance d’appliquer les règles d’hygiène adaptées au contexte d’urgence.
Après un choc, les populations affectées peinent à re
couvrer leur niveau d’accès aux services vitaux sans une assistance extérieure. Une aide à la construction ou à la réhabilitation des infrastructures de base peut être apportée par L'ONG UCET.
Parallèlement aux activités d’accès à l’eau (puits, forages, captages et protections des sources, réseaux d’adduction d’eau) potable et à l’assainissement de base, L'ONG UCET travaille avec les communautés au renforcement de leurs capacités à gérer la ressource en eau et les infrastructures. Ces actions peuvent parfois être entreprises à travers un support aux autorités nationales ou locales.
Etape 3 : améliorer les conditions de vie des plus fragiles
L’accès aux services de base que sont l’eau et l’assainissement est essentiel au respect de la dignité humaine et contribue à améliorer les conditions de vie des populations affectées. Il favorise l’accès à l’éducation et le développement de moyens d’existence via des activités agricoles et industrielles informelles de petite échelle. En zone rurale, l'ONG UCET s’attache à protéger la ressource en eau et à atténuer les disparités vis-à-vis des villes. En zone urbaine, nous développonsles infrastructures afin de réduire la vulnérabilité des quartiers les plus défavorisés aux maladies hydriques.
Créé le vendredi 13 mars 2015 14:47
Depuis 35 ans sur le terrain comme auprès des institutions, L'ONG UCET s’engage dans la lutte contre l’eau insalubre qui coûte chaque année la vie à plus de 3,6 millions de personnes. En cette Journée Mondiale de l’Eau, donnons ensemble un coup d’arrêt à ce fléau silencieux. Parce que pour des millions d’enfants sur la planète, l’eau est tout sauf un jeu.
Source de vie, de développement, d’économie et d’éducation, l’eau est malheureusement encore trop souvent source de pauvreté, de maladies et de mort. 3,6 millions de personnes meurent chaque année des suites de maladies liées à une eau et à un environnement insalubres, soit 7 décès chaque minute, dont 4 enfants. Parmi elles, 3 millions ont moins de 15 ans et 1,5 million ont moins de 5 ans. L'ONG UCET, reconnue pour son expertise et son savoir faire en matière d’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement, a permis depuis 35 ans à des millions de personnes à travers le monde d’avoir un accès facilité à cette ressource indispensable à travers des solutions dignes et adaptées à la réalité locale.
Toilettes : les chiffres de la honte
En 2015, 2,6 milliards de personnes manquent toujours d’un assainissement adéquat. Parmi elles, 1 milliard défèquent encore à l’air libre. ‘‘ Près de 375 000 tonnes de matières fécales sont déposées dans la nature. Un seul gramme contient jusqu’à 10 000 virus dont la poliomyélite et un million de bactéries responsables de la dysenterie, de la diarrhée ou du choléra. Des maladies dont il est impensable de mourir encore aujourd’hui ’’. On estime que l’accès à des toilettes et au lavage des mains systématique permettrait à 577 000 personnes de rester en vie chaque année.
Sur le terrain...
De la réhabilitation des réseaux d’eau (République Démocratique du Congo) à la chloration systématique des points d’eau, en passant par la désinfection des foyers touchés par le choléra notamment en Haïti, L'ONG UCET travaille chaque jour à améliorer la qualité de l’eau et son accès pour les plus fragiles. Ces actions, pour être efficaces, doivent être menées en parallèle de programmes de sensibilisation à l’hygiène et de solutions d’assainissement dignes de ce nom que nos équipes mettent en place dans les situations d’urgence ou dans le cadre d’actions à plus long terme.
...dans les institutions
Ce combat en faveur de l’accès à l’eau potable et à l’assainissement pour tous, l’association le mène également au niveau des plus hautes instances internationales C’est pourquoi cette année L'ONG UCET veut peser, avec la voix de son fondateur, sur les Objectifs du Millénaire du Développement (OMD) qui seront redéfinis et votés par les Nations Unies. L’eau, l’hygiène et l’assainissement doivent devenir une priorité à part entière. “ Nous comptons influer sur les nouveaux objectifs pour les décennies à venir et faire en sorte que le combat pour l’eau potable devienne l’affaire de tous ”, affirme Alain Boinet.

Depuis 2010, les équipes de SI en Afghanistan travaillent dans des campements informels au cœur de la capitale, les Kabul Informal Settlements. Environ 30,000 personnes vivent dans des dizaines de camps, sous des tentes ou des abris de fortunes, dans des conditions extrêmement difficiles surtout en période hivernale. Ces camps se sont formés récemment et continuent à s’accroître à cause de mouvements de migration économique et sécuritaire vers Kabul, mais aussi du retour de réfugiés des pays voisins, notamment du Pakistan.Longtemps non pris en compte dans les stratégies humanitaires, car trop proche du centre décisionnaire du pays et mis à l’écart par les autorités municipales, ces sites ont commencé à attirer l’attention des ONG humanitaires en 2010. SI est une des premières à s’être intéressé au sort des personnes. C’est ainsi qu’en 2010, nous avons lancé notre premier projet dans les KIS, pour améliorer notamment les gestion des déchets solides et des excrétas. En effet, dans un tel environnement de promiscuité, avec des habitudes conservées d’éleveurs qui partagent leur maigre parcelle avec leur animaux, les risques liés à des conditions sanitaires très précaires étaient élevés dans un pays où le choléra peut encore faire des ravages.

Depuis 2008, L'ONG UCET est pleinement impliqué dans la stratégie nationale d’élimination du choléra en République Démocratique du Congo. A travers un projet de réhabilitation du réseau d’eau potable de la ville de Kalémie (250,000 habitants environ), une zone considérée comme prioritaire pour lutter contre la maladie, L'ONG UCET a développé un partenariat stratégique avec la REGIDESO locale pour optimiser l’impact des travaux d’amélioration du réseau.
Le projet entre en 2012 dans une deuxième phase cruciale pour renforcer l’adduction d’eau potable et la distribution aux Ces premières années d’action ont déjà permis d’observer une baisse du nombre annuel de de personnes atteintes par le choléra. L’objectif reste cependant de poursuivre l’appui à la population pour réduire au maximum l’exposition à cette maladie via la mise en place de projets complémentaires d’amélioration de l’assainissement dans la ville. usagers à travers 20 réservoirs-bornes-fontaines de 10m3 et la disponibilité en eau pour plus de 1400 abonnés privés.
L'ONG UCET travaille actuellement sur la 2ème phase de travaux qui consiste à doubler la conduite de refoulement de la station de traitement de la REGIDESO, pour pouvoir conduire l’entièreté du débit produit grâce au renforcement de cette dernière. Cette amélioration permettra de mieux desservir les quartiers nord considérés comme les plus à risque vis-à-vis du choléra. (Cf. carte)
Rev. Pasteur. Joël Osteen
PDG : UCET
Pour mettre fin à cette hécatombe silencieuse, première cause de mortalité au monde, L'ONG UCET relance sa pétition afin que les Nations Unies et les États membres prennent maintenant les décisions qui s’imposent. Grâce à votre signature, nous pouvons ensemble y parvenir.
> pour agir contre la première cause de mortalité au monde, l’eau insalubre ;
> pour que chaque être humain ait accès à l’eau potable et à l’assainissement ;
> pour que les Nations Unies prennent enfin les engagements forts et indispensables que ce fléau impose.
JE SIGNE sur votregouttedeau.org
Ils sont engagés à nos côtés : Bernard Kouchner, Florence Aubenas, Thierry Ardisson, Tikken Jah Fakoly, Gérard Payen, Camille Lacourt, Philippe Croizon, Bernard de la Villardière, Patrice Franceschi, André Santini, Kristalina Georgieva..
Le texte de la pétition
Enfin reconnaître l’eau insalubre comme première cause de mortalité dans le monde(1).
3,6 millions de personnes meurent chaque année de causes liées à l’eau insalubre (diarrhée, choléra, typhoïde, hépatite...).
Il est urgent de lutter contre ce fléau plus efficacement.
Revoir sérieusement les chiffres de référence cités par les Nations Unies.
Les Nations Unies font indéniablement progresser l’accès à l’eau dans le monde. Mais leur évaluation selon laquelle 783 millions d’êtres humains n’auraient pas accès à l’eau potable n’est pas juste. Selon des études sérieuses, ils sont en fait près de 3,5 milliards à boire chaque jour de l’eau dangereuse ou de qualité douteuse. L’ONU doit revoir ses modes de calcul et sa communication à ce sujet.
Faire de l’accès à l’eau, à l’hygiène et à l’assainissement une priorité à part entière des Objectifs de Développement du Millénaire (OMD) des Nations Unies pour la période 2015-2030.
Ils ne constituent aujourd’hui qu’une cible secondaire (cible C) de l’objectif 7 dédié à l’environnement, alors qu’il s’agit d’une question de vie ou de mort pour des millions d’êtres humains. C’est donc une priorité majeure qui doit à l’avenir constituer un objectif à part entière.
Augmenter significativement les fonds de l’Aide Publique au Développement (APD) affectés à l’accès à l’eau potable, à l’assainissement et à l’hygiène.
Ces fonds doivent plus que doubler. L’effort de la communauté internationale a été de 7,4 milliards de dollars en 2008, dont 3,5 en prêts et 3,9 en dons, là où il en faudrait au moins 18 selon l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS). 5e contributeur dans le monde, la France a fortement augmenté sa contribution ces dernières années, avec un montant de 600 millions d’euros. Mais 95 % de ce budget est affecté sous forme de prêts à des pays émergents solvables. Nous proposons de consacrer au moins 15 % de ces 600 millions d’euros à des dons pour des situations d’urgence humanitaire pour sauver des vies.
Accroître les fonds dédiés aux crises humanitaires
Apporter rapidement l’eau potable et l’assainissement aux populations menacées par les maladies liées à l’eau (diarrhée, choléra, typhoïde...) est une priorité absolue en cas de conflit, de catastrophe naturelle et de déplacement de populations.
Coordonner effectivement les institutions responsables pour organiser efficacement la transition des phases d’urgence vers les phases de reconstruction puis de développement.
Dans les situations de crise, nous pouvons témoigner que le lien entre les phases d’urgence, de reconstruction et de développement fait défaut parmi les institutions financières responsables qui doivent se coordonner pour mieux secourir les populations en danger avec leurs partenaires (ONG, agences…).
Créer un mécanisme international d’information fiable et à jour.
Cet outil devrait indiquer l’état et la répartition des besoins, les engagements internationaux pris et les actions réalisées, et présenter le suivi des objectifs à atteindre dans un rapport public régulier sur internet.
Faire que le droit humain à l’eau potable voté par les Nations Unies devienne une réalité.
Les propositions de notre pétition ont pour objectif d’accélérer la réalisation effective du droit humain à l’eau voté par les Nations Unies le 28 juillet 2010. AB
(1) Les maladies cardio-vasculaires, qui provoquent plus de victimes, sont liées à l’âge. Les maladies hydriques affectent une majorité d’enfants de moins de 15 ans.
JE SIGNE sur votregouttedeau.org
Témoignage.
Agnès KAVIRA KIVALYANDI, sensibilisatrice à Rutshuru (Province de Nord-Kivu - RDC)
La sensibilisation nécessite une approche très subtile. Elle est en constante évolution en fonction du message à faire passer, des objectifs de changement comportemental à obtenir, des populations cibles, des moyens à disposition…
Il s’agit d’élaborer une véritable stratégie, de mettre en place et de suivre un programme de promotion à l’hygiène basé sur les connaissances et l’interactivité des populations et de déployer des moyens, des outils et des actions réalisables, acceptés localement et en accord avec les mœurs des communautés.
Ainsi, puisque sensibiliser à l’hygiène et à l’assainissement requiert un savoir-faire et des compétences spécifiques, des méthodes éprouvées et des formations ad’ hoc, c’est un métier à part entière.
Il faut également savoir innover, créer de nouvelles façons de mobiliser les populations et de retenir leur attention, mettre en place des événements, des festivals préventifs, des ateliers … C’est un métier passionnant principalement car on travaille directement avec les populations mais également parce que les résultats sont perceptibles et bénéfiques pour tous.

Jean-Marc LEBLANC
référent eau, hygiène et assainissement
L’objectif visé par nos projets est de réduire la mortalité attribuable aux maladies d’origine hydrique. Il est cependant important de constater que, pour atteindre cet objectif et améliorer significativement les conditions sanitaires, la seule mise en avant de l’amélioration de la santé auprès de certaines communautés est un argument peu efficace pour susciter le changement de comportements et l’adhésion des gens.
|
Experts hydrauliques, logisticiens, administrateurs, coordinateurs de programmes,… un bouillon de compétences participe quotidiennement à la mise en œuvre des programmes.
Dans les coulisses de ces projets, le rôle de la population est crucial. Partie prenante des activités, elle intervient à tous les niveaux. Sans sa participation active, aucun aménagement n’est réalisable dans la durée.
Ainsi, pour informer, proposer, préparer, introduire, lancer, suivre et accompagner notre intervention, l’implication des communautés est essentielle.
" Un projet n'est pas toujours recevable dès le début explique Dieudonné, sensibilisateur dans la province du Katanga en RDC. Les histoires de fétichisme, de génie des sources sont souvent à l'origine des appréhensions ". Il n’est pas toujours facile de faire comprendre à une population la plus-value que peut apporter telle ou telle utilisation, tel ou tel comportement.
Ainsi, il est essentiel de s’employer à une stratégie d’approche progressive & participative.
Des réunions d’informations et de sensibilisation auprès de publics cibles (représentants, chefs de familles, femmes au foyer, enfants, associations diverses, …) permettent de motiver et conduire la communauté vers l’identification de ses problèmes et la recherche de solutions adaptées.
Cette étape de consultations permet ainsi de définir les messages clés qui conduiront la population vers l’adhésion et l’appropriation d’un ouvrage.
Le rôle du personnel local de nos projets est absolument majeur dans la mise en place de cette stratégie.
Représentants de la population, ils assurent le relais entre les communautés et L'ONG UCET . Ils sont par ailleurs garants des actions de participations communautaires qui accompagnent le projet sur toute sa durée.

Il existe plusieurs systèmes de gestion et d’entretien des services de l’eau. Les comités de gestion des points d’eau (COGEPE) en sont un bon exemple. De leur côté, les comités d’hygiène sont responsables de la préparation puis de la diffusion des messages. Ils veillent également à la gestion des questions de salubrité dans les villages (gestion des ordures, promotion à la construction de latrines familiales, …).
En relation avec les leaders communautaires, c’est par leur intermédiaire que les communautés s’approprient les ouvrages.
Pour qu’un projet fonctionne, la communauté doit être partie prenante dans sa réalisation. Sans participation et donc sans motivation de la part des bénéficiaires, il n’est pas envisageable de commencer un projet.
Les clés principales de l’appropriation des projets par les communautés s’articulent autour de trois prés-requis :
• Les activités doivent répondre à des besoins réels identifiés grâce à une analyse systémique des moyens d’existence. • Des acteurs clés de la communauté et des autorités doivent être fortement impliqués dans toutes les phases des projets, allant du diagnostic à la passation des activités. • Les acteurs humanitaires doivent communiquer avec les communautés tout au long du programme.
En fin de projet, la communauté et ses comités de gestion doivent etre autonomes à 100% sur le nouvel ouvrage, de son utilisation à son entretien & sa maintenance.

Dans toute action de sensibilisation, la formulation du message est essentielle, tout comme son canal de diffusion.
Représentations théâtrales, sketches, boites à images, projection de films, chansons, concours de dessins, passages-radio, … l’outil de diffusion choisit doit s’adapter au public ciblé, à ses motivations et à son environnement.
|
|
| Nous partons du principe que même les populations qui sont dans des situations de crise prolongée tels que les conflits larvés ont le droit de disposer d’infrastructures durables qui répondent à leurs besoins à long terme. En zone rurale, nous nous attachons à protéger la ressource en eau et à atténuer les disparités vis-à-vis des villes, explique Grégory Bulit, référent eau, hygiène et assainissement. En zone urbaine, nous développons les infrastructures afin de répondre à la croissance démographique des quartiers les plus défavorisés |
L'ONG UCET est, en RDC, un acteur humanitaire de premier plan dans les domaines de l’eau, de l’hygiène et de l’assainissement.

Si la lutte contre la propagation de maladies diarrhéiques passe d’abord par une réponse d’urgence, seuls des programmes d’amélioration durable de l’accès à l’eau potable et de l’assainissement permettent de lutter efficacement contre les maladies hydriques.
Depuis 2003, L'ONG UCET s’est engagé dans un chantier très ambitieux : l’extension et la réhabilitation des réseaux d’eau potable des villes de Béni et de Kalemie.
A Kalemie (zone dite « endémo-épidémique » en ce qui concerne le choléra), où vivent 280 000 habitants, L'ONG UCET s’est engagé dans la lutte contre le choléra, via la réalisation d’un schéma directeur de réhabilitation du réseau de distribution. Aujourd’hui, 60% de la ville est couverte par le réseau d’eau.
A Béni, la construction de la station de traitement par rétro-filtration et l’extension du réseau permettent de desservir 240 000 personnes dans 18 quartiers de la ville.
Dans ces deux projets, la ressource en eau est l’objet d’une gestion concertée et continue entre tous les partenaires locaux : acteurs paraétatiques, société civile et gestionnaires des bornes fontaines.
Les secteurs engagés dans la lutte contre le choléra (Santé publique, Environnement, Agriculture et Développement Rural, Energie, Transport et Voies de communication) avec l'appui des Partenaires Techniques et Financiers, ont élaboré un nouveau Plan Stratégique Multisectoriel d’Elimination du Choléra pour la période 2013-2017.
5 axes stratégiques définissent ce plan stratégique : (i) le renforcement des activités de surveillance épidémiologique, (ii) le renforcement des mesures de prévention, (iii) la mise en place d’interventions ciblées liées à l’accès à l’eau potable, à l’hygiène et l’assainissement, (iv) la prise en charge médicale des cas, (v) le renforcement de la coordination autour de la lutte contre le choléra.
Les Partenaires Techniques et Financiers sont d’ores et déjà mobilisés pour accompagner le Gouvernement de la RDC dans la mise en œuvre de ce plan. Coordonné par le Ministère du Plan, il est suivi par un Comité Opérationnel National.
Pour enrichir ce plan, un forum sous régional de lutte contre le choléra est organisé à Kinshasa du 12 au 14 mars 2013.
OBJECTIF : Capitaliser les expériences dans le contexte sous régional pour améliorer les stratégies d’élimination du choléra. Parties prenantes de ce forum, les équipes de L'ONG UCET présenteront le projet mené à Kalémie.
.